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Reportage 17 Novembre 2002

Jérôme Deschamps "Lecture de l'Eccléssiaste"

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OUEST-FRANCE (extraits) Interview de Jérôme Deschamps le 17 Novembre 2002
Qu'est-ce qui vous a amené à venir à Fontenay pour une lecture publique ? Le livre de l'Ecclésiaste est bien éloigné de l'univers des Deschiens. Quel est, pour vous, l'intérêt de ce document ? Vous faîtes une lecture à deux voix. Qu'elle version avez-vous choisie et comment l'interprétez-vous ?
C'est une surprise de la vie, le fruit d'une relation. René Martin, l'initiateur "des folles journées de Nantes" est un ami, qui se trouve être aussi l'ami de Gérard Billo,, curé de Notre Dame. C'est par son intermédiaire que nous somme là. Nous sommes venus en septembre pour la reconnaissance des lieux; Nous avons opté pour Notre-Dame plutôt que pour l'Eglise Saint-Jean. L'accoustique y est bonne et l'espace permet une meilleure relation entre les auditeurs et les lecteurs. C'est une réflexion philosophique sur la vanité, une sorte de divagation. Un livre plein de paradoxes et d'incertitudes. Il est beau et profond. Il est à la fois douloureux, quand il frôle le sarcasme et le tendre. C'est le livre de la sagesse. Et qu'elle n'est pas la plus grande sagesse que de poser des questions sans recevoir de réponses. De plus, il est très poétique. Nous nous sommes d'abord intéressés au rythme des mots, qui est, dans la traduction d'André Lacocque et Raymond Tournay exceptionnel.Ainsi qu'à la musique. Cette lecture publique n'est pas un travail de l'ordre de la production que l'on fait habituellement ensemble. La mise en scène en très austère. Peut-on d'ailleurs parler de mise en scène ? C'est une lecture simple, dépouillée, à deux voix. Le décor de l'église suffit. Tout est dit ici. Pourquoi en rajouter ? Ce n'est pas un exercice pour se mettre en avant. Il faut disparaître derrière ce texte grave qui mélange légèreté et pessimisme, sans être prédicatoire.
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