| Qu'est-ce qui vous a
amené à venir à Fontenay pour une lecture
publique ? |
Le livre de
l'Ecclésiaste est bien éloigné de l'univers
des Deschiens. Quel est, pour vous, l'intérêt
de ce document ? |
Vous faîtes une
lecture à deux voix. Qu'elle version avez-vous
choisie et comment l'interprétez-vous ? |
| C'est
une surprise de la vie, le fruit d'une relation.
René Martin, l'initiateur "des folles
journées de Nantes" est un ami, qui se
trouve être aussi l'ami de Gérard Billo,, curé
de Notre Dame. C'est par son intermédiaire que
nous somme là. Nous sommes venus en septembre
pour la reconnaissance des lieux; Nous avons
opté pour Notre-Dame plutôt que pour l'Eglise
Saint-Jean. L'accoustique y est bonne et l'espace
permet une meilleure relation entre les auditeurs
et les lecteurs. |
C'est
une réflexion philosophique sur la vanité, une
sorte de divagation. Un livre plein de paradoxes
et d'incertitudes. Il est beau et profond. Il est
à la fois douloureux, quand il frôle le
sarcasme et le tendre. C'est le livre de la
sagesse. Et qu'elle n'est pas la plus grande
sagesse que de poser des questions sans recevoir
de réponses. De plus, il est très poétique. |
Nous
nous sommes d'abord intéressés au rythme des
mots, qui est, dans la traduction d'André
Lacocque et Raymond Tournay exceptionnel.Ainsi
qu'à la musique. Cette lecture publique n'est
pas un travail de l'ordre de la production que
l'on fait habituellement ensemble. La mise en
scène en très austère. Peut-on d'ailleurs
parler de mise en scène ? C'est une lecture
simple, dépouillée, à deux voix. Le décor de
l'église suffit. Tout est dit ici. Pourquoi en
rajouter ? Ce n'est pas un exercice pour se
mettre en avant. Il faut disparaître derrière
ce texte grave qui mélange légèreté et
pessimisme, sans être prédicatoire. |